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La destination comme prétexte




« Il n’est nullement nécessaire d’avoir un but pour marcher, même s’il faut parfois un prétexte pour se mettre en mouvement. (…) Généralement le terme de la marche n’est pas plus grandiose que les différentes étapes du parcours, il n’en était que le fil conducteur un peu vague. Le mobile justement autorisant la mise en mouvement. »



« Ce qui importe dans la marche ce n’est pas son point d’arrivée mais ce qui se joue en elle à tout instant, les sensations, les rencontres, l’intériorité, la disponibilité, le plaisir de flâner… exister, tout simplement, et le sentir. Elle est au plus loin des impératifs contemporains où toute activité doit profiter, être rentable. »



« La marche est inutile comme toutes les activités essentielles. Superflue et gratuite, elle ne mène à rien sinon à soi-même après d’innombrables détours. »


David Le Breton, Marcher, Eloge des chemins et de la lenteur

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© 2020 Esther Hege